Thierry Esther

Ballade

Innovation formelle, liberté technique, urgence, références ethniques, la peinture de Thierry Esther percute comme un Basquiat. Une vingtaine de toiles livrent sa vision intime d’un voyage entre l’Île Bourbon, les berges peuplées de nénuphars sacrés, les rues de Montgomery…Résultante d’une ferveur de peindre pleinement réactivée.

L’urgence de la découverte.
Le vagabondage est le point de départ de l’œuvre de Thierry Esther. Curieux et éternel insatisfait, il parcourt le monde pour chasser ses sujets : clochards, cimetières, ruelles, modèles masculins… Dans ses toiles, Esther parle de ses origines dans L’Inde de Gandhi; il fait part de son admiration pour les grands maîtres comme Van Gogh; il se laisse aller à pousser quelques cris ; iI fait vivre en peinture l’écriture de Pédalan et Cesare Pavese...
L’exposition «Balade» est le reportage de son dernier voyage. Il dessine un parcours des plus extraordinaires de lieux très divers, parfois associés à des éléments d’histoire ou de culture.

La recherche de la force expressive.
Thierry Esther aime la découverte. A la recherche des nouveaux effets et animé par une urgence expressive, il expérimente des techniques innovantes. Il trempe le papier à grain «nid d’abeille» dans de l’eau tiède et la toile dans l’eau froide. Il couvre la peinture à l’huile encore fraîche de vernis. Il utilise aussi le jeté et le couteau. Ces toiles expriment l’urgence de transcrire ses émotions en direct sur la toile.
La couleur est élément essentiel et dominant. Chaque toile se distingue par la dominance d’une forte couleur -rouge, noir et marron «terre»-, porteuse d’une lourde signification. Les juxtapositions, les griffes en reliefs de couleur, l’insertion des chiffres, donnent à ses toiles la force primitiviste du néo-impressionnisme de Basquiat.

Un artiste 360°
Artiste in extenso, Thierry Esther a abordé des domaines très divers : de la peinture à la photographie, en passant par le spectacle vivant. L’heure du service militaire, il peint moins et s’investit dans la danse, le théâtre, le chant et le cinéma.

REPERES BIOGRAPHIQUES
Parti de l’Ile de la Réunion pour Paris à l’âge de 8 ans, il entreprend un long et complexe parcours formatif : stage de Calligraphie Arabe au Musée des Arts Africains et Océaniens, formation au Centre National des Arts Graphiques, et en 2004 formation au Mach3 aux arts appliqués. Exposé partout dans le monde - Iles Canaris, Londres, Paris, Orléans, Montréal.

Jennifer Specht (Art Actue – communication Sénat)